03 5 / 2014

16 12 / 2013

01 8 / 2013

04 7 / 2012

24 4 / 2012

Les rêves, ne sont-ils pas fascinants? Ils ne sont que le fruit d’un dialogue avec notre subconscient, une fraction de seconde à l’échelle atomique, un brouillard d’informations spectaculaires au réveil. Et pourtant, qu’est-ce qu’ils nous fascinent!


Ils sont la porte vers de nouvelles dimensions, des paradis artificiels chargés d’imagination, meilleurs que la plus merveilleuse des drogues psychédéliques.
Ils sont l’imagerie de notre introspection, un dédale torturé de pensées et d’idées, une ouverture dans l’espace-temps propre à la sacralisation de tous nos fantasmes. Le rêve est comme une porte vers l’infini, le cheval qui vous fait sauter au-delà de la barrière de l’horizon. Une épopée vers le néant, une cavalcade dans le brouillard. Et quel beau voyage que celui-ci. Il nous emmène aux tréfonds de notre cerveau, au sommet de notre esprit. Par-delà les arcs-en-ciel de nos synapses.

Notre imaginarium est sans limites, nous pouvons voguer de mers de tranquillité en océans de soleil, soulevés par un tapis volant, naviguant au dessus de cités gargantuesques et millénaires, chevauchant la vie à travers toutes ses facettes.


On y rencontre des animaux enchantés, des empereurs fantasques ou des aventuriers au grand coeur. On y fait ce que l’on veut, dans la liberté la plus totale. On y nage dans les lacs cristallins, on y danse jusqu’à l’aube, on y croque le fruit défendu avant de se laisser tomber dans le vide.

Le rêve est un espace infiniment gigantesque, où tout est permis et où l’on se laisse transpercer de tout parts par notre esprit. En si peu de temps. Avec si peu de souvenirs… Comme si notre être voulait nous garder dans la brume, nous désincarner de l’imaginaire pour mieux nous remettre dans la réalité au petit matin. Mais un jour, nous percerons tous le secret, nous serons tous des rêveurs s’élevant au dessus des nuages, traversant l’espace. Nous accéderons à l’absolu état de grâce, le nirvana spirituel.

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18 10 / 2011

C’est l’histoire d’un amoureux des vagues. Sur son île, il était le roi. Rien ni personne ne l’arrêtait. Aucun surfeur, aucune vague ne lui arrivait à la cheville. Idole des jeunes, fantasme de ces demoiselles, il était le meilleur surfeur qu’on ai jamais connu sur l’île. Le plus grand de tous, le plus beau de tous, le plus expérimenté aussi. Il avait remporté toutes les médailles, toutes les compétitions, il était entré dans la légende à jamais. Malgré toute cette gloire, malgré tous ses succès, il ne savait plus que faire. Chaque vague lui paraissait plus facile que la précédente, chaque rouleau plus large et plus facile à traverser, il était blasé. Et pourtant, les vagues ne manquaient pas, c’était même les plus réputées de la région pour leur taille et leur puissance. Un jour vint où un gigantesque raz-de-marée se dirigeait sur l’île. Tous les habitants s’étaient réfugiés dans la montagne aux premiers signes avant-coureurs, mais lui était resté sur la plage. Il l’attendait cette vague, depuis plusieurs années déjà. C’était son heure. Qu’il passe ou trépasse, il savait ce qu’il avait à faire. Lancé dans cet enfer bleu marine, il se rendit vite compte que la vague à laquelle il avait affaire était plus forte que lui. Il sombra subitement dans l’écume et disparu sous les flots…

Il se réveilla l’esprit embrumé. Autour de lui, tout était sombre et étouffé. Il remarqua soudain qu’il se trouvait sous l’eau, probablement au fond de l’océan. Au début, il s’étonna de pouvoir respirer avec une aussi grande aisance, puis il s’y habitua.
Les dernières lueurs du soleil filtraient au loin, là-haut, laissant une atmosphère bleutée teintée de reflets oranges là où il se trouvait. Plus il avançait, plus il remarquait les poissons et autres habitants des fonds marins autour de lui. Ils semblaient amicaux, pourtant lui n’était qu’un étranger de la surface, un humain désemparé devant tant de diversité de couleurs et d’espèces. Il fit vite connaissance avec une famille de poisson clown et un étrange calamar. Au gré de son périple, il commença à se sentir atteint d’une légèreté plutôt étrange. Comme s’il flottait gaiement et que rien ne pouvait perturber sa joyeuse candeur. Attiré comme par une sorte d’ivresse des profondeurs vers une falaise adjacente, il entendit de la musique. Une musique sourde et camouflée par les millions de litres qui l’entourait. Plus il avançait vers elle, plus il voyait les pieuvres danser, les bancs de poisson effectuer leur chorégraphies parfaites, les méduses se balancer de gauche à droite en rythme. Plongé dans ce calme absolu, dans ce lieu si magique, si paisible et harmonieux, il se laissa tranquillement aller, ferma les yeux puis se laissa porter par la musique…

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